jeudi 27 décembre 2012

Salades sauvages

Je les aime niçoises, landaises, frisées ou encore mieux sauvages. Rassurez-vous il ne s'agit pas de faire ici de révélations concernant mes préférences féminines, mais de vous parler de ces plantes qui poussent spontanément là et que l'on peut manger assaisonnées d'une vinaigrette, éventuellement accommodée d'ail ou, si le cœur vous en dit, d'une sauce Caesar.

De ces plantes, on cueille délicatement, puis on lave et enfin on mange - ou plutôt devrais-je dire on déguste - les jeunes feuilles de préférence, celles des rosettes bien sûr mais aussi celles portées par la tige ce que les manuels de botanique qualifient de caulinaires.

Un véritable festin de Coquelicots, de Roquettes et autres pissenlits.




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Les botanistes

Les botanistes

Ils détonnent dans le paysage. Que font-ils couchés par terre, là au milieu d’un peu de boue ?

Vous pouvez les surprendre au tournant de votre parcours de jogging, en bordure d’une aire d’autoroute ou dans une prairie.

Les voilà admirant tour à tour une feuille qui tremble, un pétale velu ou un buisson épineux. Ils y passent leur après midi, leur journée, leur week-end. Certains y consacrent l’essentiel de leur temps.

Ils semblent anachroniques dans un monde qui a la bougeotte au point que lorsque vous regardez une heure en arrière vous croyez voir civilisation ayant vécue dans un lointain passé.

Si vous vous approchez suffisament, vous les entendrez. Ils s’inquiètent de la présence d’un pédoncule, d’un poil hérissé ou glanduleux. Ont-ils une feuille à la main ? Les voilà qu’ils s’interrogent : faut-il la qualifier de palmatissequée ou de palmatipartite ?

Voyeurs sur les bords, ils sortent la loupe et examinent impudiquement les organes procréateurs. Ils comptent. Dans cette chambre, combien d’hommes pour une femme, ou plutôt combien de verges pour un con, combien d’étamines pour un pistil ?


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lundi 4 juin 2012

On s’était dit « rendez-vous à Saissac… »

Une idée germa l’année dernière et se développa alors que l’année avançait. Elle se répandit et se fit peu à peu invasive chez quelques personnes qui se prirent au jeu d'organisera, pour le pont du premier mai, un week-end botanique réservé au clan des adhérents des écologistes de l’Euzière.

Ce jour est enfin venu. Depuis Carcassonne, suivre « Mazamet ». Rapidement la route délaisse la plaine et ses vignes et emprunte les premiers contreforts de cette montagne que l’on dit noire. Nous nous arrêtons enfin et retrouvons ceux qui, comme nous, se sont présentés au rendez-vous.

Nous voici sur un balcon, que dis-je un promontoire, un point de vue unique, lorsque le ciel est dégagé, sur la chaine des Montagnes Pyrénées. Mais «halte-là !», si les montagnards sont là-bas, pour l’heure nous nous trouvons dans l’Aude, non loin de sa limite administrative avec le Tarn, à Saissac, et plus exactement au domaine de Garric.

L'installation aux gîtes est simple : les flores partent dans le plus petit destiné à accueillir les séances de déterminations alors que les victuailles vont dans le plus grand où nous nous promettons de nous y sustenter en communauté. On attribue les chambres selon l'offre disponible à savoir les deux gîtes et une voiture aménagée tout en tenant compte des souhaits de chacun.

Ce qui se voulait être un pic-nic étant pris, nous assistons à notre première «réunion des chefs». Louise, organisatrice de ce séjour, nous explique qu’elle nous a donné rendez-vous ici en raison d’un travail que les «écolos» ont réalisé sur le bassin versant du Lampy, mais aussi pour une raison pratique qui, bien qu’extérieure à la vie associative, ne trouva personne pour, à la suite du philosophe de Königsberg, en faire la critique. Elle nous parle de la montagne noire, celle des géographes, celle plus vaste des géologues et enfin de «sa» montagne noire, où elle nous conduira au cours du séjour. Enfin, elle nous donne son feu vert pour une première exploration.

Nous partons, sous un ciel couvert, alors que le vent menace de nous faire envoler. L’occasion de nous souvenir que Tramontane, Cers, Grec et autre Marin, tous issus d’Eole soufflent avec insistance sur ce pays qui a choisi de se nommer désormais Cathare.

Mais pour quelle raison partir ainsi par un temps maussade ? Pour herboriser bien entendu. Nous partons autour du gîte à la découverte des environs et de la végétation associée à la forêt caducifoliée. Au cours de cette promenade nous rencontrons quelques plantes fleuries comme un gaillet croisette, un compagnon blanc, mais aussi un tamier commun, appelé localement reponchon et dont les jeunes pousses sont consommées à la manière d’asperges. Nous trouvons une Capillaire des murailles, à quelques pas, une euphorbe douce portant fièrement sa cocarde pourpre et tout au long du parcours de nombreux autres représentants du règne qu’ils soient phanérogames ou cryptogames. Le groupe est studieux. Des notes sont prises.

Quelques unes de nos trouvailles échappent pour l’instant au classement au sein de la célèbre nomenclature binomiale. Qu’importe ! Nous en cueillons quelques exemplaires et les réservons pour le traditionnel exercice, tant attendu ou redouté selon le caractère de chacun, de la détermination. Pour cela, vous le savez des outils sont nécessaires. Une loupe bien sûr, ainsi qu’une ou plutôt plusieurs flores qui, de la complète et portative à la grande Bonnier en passant par la flore de Coste, de Fournier, et des innombrables méthodes par la couleur, jonchent les tables aménagées pour le groupe.

Il arrive parfois qu’un événement imprévu survienne : il semble qu’une plante soit fausse, celle-ci ne correspondant exactement à aucune description et approximativement à plusieurs. On s’énerve pour quelques poils qui, à en croire les auteurs, ne devraient point se trouver là. On cherche de nouvelles flores, on s’agite. Cela fait partie de ces moments déconcertants pour les néophytes qui se trouvent désemparés devant l'énergie dépensée et le temps consacré à trouver le nom de ce qui finalement s’avère être une sorte d’herbe. Ceci peut conduire à l'hystérie passagère si l'on s'aperçoit qu'il existe plusieurs sous-espèces et probablement autant de variétés et sous-variétés. Les plus aguerris sont néanmoins catégoriques, et sans vouloir décourager personne, je peux témoigner avec eux que ce genre de choses n’a rien d’exceptionnel lorsqu'on pratique le délicat exercice de la détermination. Patience et longueur de temps permettent ainsi de constituer nos listes de plantes, en latin cela va de soi, et d’ensemencer un peu le savoir botanique pour que jamais il ne se perde et qu’il perdure pour les siècles des siècles.

Herboriser encore et toujours. Au domaine de Peyremale où nous nous sommes rendus alléchés par les indications qui nous avaient été données vantant ce lieu comme exceptionnel d’un point de vue botanique. L’herbe y serait-elle plus verte qu’ailleurs ? Voilà ce que nous sommes venus vérifier.

Nous sommes accueillis par le propriétaire des lieux, M. Pautou, que je remercie ici au nom de l’ensemble du groupe d’avoir accepté de consacrer un peu de son temps à cet exercice imprévu à savoir mener au pâturage le troupeau des botanistes dans une prairie plutôt destinée aux brebis. Celle-ci est en pente douce et mène à une zone humide. Nous suivons notre guide. L’homme possède le verbe botanique et nous conduit d’un pas sûr vers quelques-unes des stations les plus intéressantes comme ici des Jacinthes romaines ou là des Isoètes de Durieu. Nous apercevons aussi des Orchis lactés et des Ophrys de la Passion, représentants de la célèbre famille des Orchidées que nous aimons tant, que ce soit pour l’étrange beauté qui se dégage de leur labelle, pour les curiosités botaniques qu’elles présentent ou pour leurs mœurs intrigantes. Je pourrais à ce sujet en écrire des vertes et des pas mûres, de quoi faire classer ce papier dans la partie explicite de la lettre aux adhérents, mais en ce domaine vous êtes bien plus doctes que moi. Il y a dans cette seule prairie tant à se mettre sous la dent, pardon je veux dire à voir et à photographier, que nous en bêlerions de plaisir, si nous avions été broutards. Amis de la sagesse ne cherchons plus : loin des gazons maudits, le bonheur est ici dans le pré, au milieu des herbes folles et sous le soleil du midi enfin de sortie.

Herboriser donc, mais saucissonner aussi parfois, ainsi lors de notre pic-nic au bassin du Lampy, réservoir d'eau alimentant pour partie le canal voulu par Pierre-Paul Riquet. Nous en faisons le tour sous une hêtraie réservant en son sous-bois du Houx, espèce dioïque, ce qui dans le style désuet et néanmoins aimable de la botanique telle qu’elle se pratiquait au XVIIIème siècle s’énoncerait ainsi : «maris et femmes font chambre à part, les demeures sont distinctes». Quelques anémones Sylvie, des scilles lis-jacinthe ou des lathrées clandestines égaient et ralentissent encore un peu plus notre promenade.

Herboriser enfin en remontant le torrent de l’Alzeau, où nous avons suivi un petit chemin, glissant à souhait, nous menant droit sous les châtaigniers. A notre retour nous surprenons, prenant tranquillement sa douche, une Osmonde royale installée sur son rocher. Impudique, la belle à la fronde superbe se laisse admirer et immortaliser.

Après tant d'efforts, le réconfort. J’hésite pour qualifier les repas pris au cours du week-end entre les adjectifs «pantagruélique» et «gargantuesque». Je garde un souvenir gourmand d’une ratatouille, d’un plat de lasagnes, d’un cassoulet, et d’un écrasé de pommes de terres sur un lit de confit de canard dont la générosité en viande lui donnerait droit de cité sur les meilleures tables de Gascogne, pays où la tradition autorise, lorsqu’on ne peut s’en écarter, de sauter par dessus une vache, mais jamais un repas. Je peux évoquer aussi quelques fromages dont un roquefort qui, accompagné d’un petit vin rouge bio, éveilla nos papilles, et quelques desserts comme une charlotte aux fruits, un flanc à la noix de coco ou une tarte aux poires servie, s’il vous plait, accompagnée de sa gelée de groseilles.

Le week-end touche à sa fin alors que débute le mois joli. En mai, herborise comme il te plaît. Fort de ce dicton, l’envie me vient de pousser l’exploration jusqu’à Revel, en Haute-Garonne, avant de retrouver le reste du groupe parti à Caunes-Minervois herboriser selon un parcours qui mène de la grande fontaine à «la plaque», dernière station avant le Roc de Moussu, en passant par les ruelles en pente du village, devant la maison de Louise et par la carrière de marbre rouge incarnat, le tout sous la surveillance bienveillante des populations locales, amoureuses des bancs publics, et ravies de la matière à potins que nous fournissons. Il est vrai que le numéro des botanistes en action, on n’a pas encore vu ça dans « Plus belle la vie ».

Toute herborisation a une fin y compris pour les plus acharnés. Nous rangeons nos flores, nos loupes et notre latin. Acta est fabula. Rideau ! La pièce est jouée. Nous bissons en vain, la représentation, subliment interprétée s’achève. Nous nous disons «au revoir» et « à bientôt » et nous séparons.

Ainsi se conclut le compte rendu du week-end naturaliste organisé suite à une simple idée, à Saissac. Se peut-il que cette idée fleurisse, fasse une graine et qu’après une dormance plus ou moins longue cette dernière germe lorsque les conditions seront favorables ? De ces choses là, je suis totalement ignorant, mais il n’y a là rien d’impossible tant le terreau semble riche. Une chose est sûre, en matière d’herborisations nous n’avons pas épuisé le sujet. Dans cette optique, je maintiens mon agenda à jour et vous incite à en faire autant, car s’il nous venait à l’esprit d’y retourner afin de compléter notre exploration, nos listes de déterminations, et maintenant l’appétit revenu nos séances de dégustations, il nous faudrait convenir d’un nouveau rendez-vous, quelque part dans les soulanes de Nore, versant sud de cette montagne que l’on dit noire, celle des géographes, celle des géologues, celle de Louise et aussi quelque part, un peu la mienne.

Olivier Wotan




Olivier, depuis son Nid Pad...

mercredi 2 mai 2012

mardi 24 avril 2012

Différents Papaver de Caunes-Minervois

La famille des Coquelicots, les Papaveracées, doit voici trois espèces que l'on trouve à Caunes-Minervois, presque côte à côte.

Un élément de plus à verser à la Flore des Soulanes de Nore







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Cistus albidus







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Location:Caunes-Minervois

Narcissus assoanus

Dans la suite de la flore printanière de Caunes-Minervois, on trouve ce Narcisse à feuilles de jonc, typique des garrigues.

Synonyme : Narcissus juncifolius



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Location:Caunes-minervois

Iris lutescens

Visite à "la plaque".






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Location:Caunes-Minervois

lundi 26 mars 2012

Le rituel

Quelles règles non écrites peuvent bien établir un tel rituel, qui sonne comme une véritable procession païenne ? Drôle de question que je me pose alors que je gravis les premiers dénivelés de la route qui mène à la carrière de marbre.

Vous avez du mal à me suivre ? Je m’explique.

A chaque fois c’est la même chose. Sans exception. Qu’il pleuve ou qu’il fasse beau. Que le temps soit froid ou chaud.

Cela se produit peu après mon arrivée au village de Caunes-Minervois. Pour vous le situer rapidement, celui-ci est logé aux pieds de la Montagne Noire, en territoire minervois, dans le département de l’Aude au niveau de sa limite administrative avec son voisin héraultais.

A peine ai-je posé les valises et me suis-je ravitaillé, il me faut y aller. Où et quoi faire ? Dans la campagne qui surplombe la maison familiale pour y faire le tour du propriétaire sur le mode inspection.

Mais inspecter quoi exactement ? Ce caillou tombé du mur qui borde la route ? Ou ce pied de brachypode, cette herbe à moutons qu’on trouve en abondance par ici ? Cet amandier qui se tient là depuis on ne sait quand ? L’avez-vous vu en fleurs ? Un bois rabougri et tordu produit les plus innocentes, les plus pures ou virginales fleurs qui soient. Légèrement rosées et essentiellement blanches. Les japonais ont des cerisiers pour leurs estampes, nous avons nos amandiers.

A moins que ce ne soit pour éprouver les effets que provoque l’ascension des soulanes de Nore dans mon corps ? Ou alors pour assouvir un désir masochiste de ressentir le rappel piquant du panicaut, cette ombellifère déguisée en chardon, de l’Ononis épineux ou du genêt scorpion ? Ou alors pour retrouver ces parfums subtils qui embaument chacun de mes pas : une fragrance de fenouil commun, une pointe de sève de pin, un arrière goût de thym, plutôt long en bouche ?

Ou encore pour retrouver ces lieux, vestiges des mondes imaginaires de mon enfance ? Ici ce bosquet d’arbres, là ce chemin de chèvre ou encore plus loin ces cailloux blancs ? A cet âge ils étaient jungle, j’étais Tarzan, et toi Jane ou bien falaises abruptes qu’il me fallait escalader encordé à ma cousine ou ruines de châteaux forts moyenâgeux que les guides touristiques nomment depuis cathares.

A moins que ce ne soit pour retrouver mes amis les arbres. Le toujours vert chêne, aux glands délicatement suspendus à leur cupule, son éternel compagnon et néanmoins rival le Pin, parasol pour géant et qui pour l’heure m’indique la direction à suivre, ou mon homologue végétal, l’olivier aux feuilles vertes ou argent selon l’humeur du moment et les soubresauts du vent ?

Est-ce pour le paysage qui se dessine devant moi ? La plaine du Minervois toute de vigne plantée ? En ce mois de novembre elle marie toutes les couleurs de l’automne. Du vert, du jaune, de l’orangé, un peu de rouge et du brun. Ou pour les monts Alaric qui annoncent le chaos des Corbières ? A cet instant je songe que ce compagnon minéral qui me fait face et me regarde comme un miroir aurait tant à raconter sur les hommes et leur Histoire, lui qui a vu passer les millénaires comme moi les années.

N'est-ce pas plutôt pour communier avec cette terre que je foule, qui amortit mon pas et me parle de mon origine et de ma destination. Me voilà comme l'indien marchant pied nus sur la terre de ses ancêtres, ses ancêtres devenus terre.

Quelque part tout ceci est en moi, et accomplissant ce rituel je me dis que décidément j’appartiens à cette terre. Me voilà heureux en mon royaume, quelques arpents d’un garrigue couverte de plantes odorantes ou épineuses.

Mais ce rituel en appelle un autre, demain il me faudra aller à la carrière dite du Roy dont on a extrait du marbre incarnat, admirer des falaises qui surplombent la rivière du Cros, puis peut-être encore plus haut si mes jambes me portent vers le Roc de Moussu. Et toujours inspecter au passage ce caillou tombé du mur, cette herbe à moutons que l’on trouve par ici et peut-être cet amandier qui est là depuis on ne sait quand.




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dimanche 25 mars 2012

Une sortie salades avec les Écologistes de l'Euzière

"qu'est-ce qu'on mange ce soir ?"
Parmi les grandes questions philosophiques que l'homme pose (à la femme assez souvent) figure bien entendu celle-ci : mais qu'est-ce qu'on mange ce soir ?
La sortie "salades sauvages" tentait d'y répondre en partie : des plantes qui poussent spontanément dans la nature et qu'on mange crues agrémentées d'une vinaigrette.
Mais que peut-on bien y mettre ?
De la chicorée amère, de la roquette, du pissenlit dont il existe plus d'un millier d'espèces, du coquelicot, de la saint-joseph et j'en passe...
Certaines sont amères, d'autre douces ou peuvent avoir un goût rappelant la moutarde. L'essentiel nous dit-on est de mélanger les différentes salades pour obtenir un met finalement savoureux.
Une magnifique journée sous le soleil languedocien.
Merci à Piou !!!

À lire...

Les salades sauvages (les écologistes de l'Euziere)
Salades sauvages (François Couplan)


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Location:Saint-Bauzille de Montmel 34

dimanche 18 mars 2012

Nouveau numéro de la revue Espèces

Le numéro 3 de la revue Espèces, la revue d'histoire naturelle viens de paraître.



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