lundi 2 novembre 2009
Le péril jaune
Ils sont partout. Ils gagnent du terrain. Vous ne vous en êtes peut être pas rendus compte, mais ils sont là, le long de nos routes, dans nos terrains vagues, sur nos vieux murs, au bord des chemins et au centre de nos plus belles villes. Ils mettent en danger notre biodiversité, peuvent contaminer notre chaîne alimentaire et même dit-on les soirs de pleine lune commettre les pires atrocités[1]... Halte là ! me direz vous. Mais qui est ce danger public ? Il s’agit d’un envahisseur. L’infâme à un nom : le Séneçon du cap[2], le véritable péril jaune.
De quoi s’agit-il ? De prime abord, on ne voit qu’une banale fleur de nos terres incultes, une de ces plantes que l’on classe d’un coup d’œil écoeuré dans la longue liste dressée par la science de la malherbologie.
Pour le botaniste, il s’agit d’un Sénéçon, une plante pionnière, un mot qui a lui seul a toujours forcé mon admiration. Un créateur de vie, un bâtisseur de sol, une clé pour la biodiversité.
Seule, elle trône fièrement sur la roche mise à nue dans les carrières de marbre[3] qui percent ça et là la montagne.
[1] Information non vérifiée par l’auteur