dimanche 11 décembre 2011

Conditions physiques de la pensée

Quelles sont les conditions physiques de la pensée ? 

J'ai parfois besoin d'écrire pour provoquer le pensée. Parfois la méditation, en dialogue intérieur me suffit. Pensée assise, confondue avec l'écriture, pensée de la marche ...

pensée

Quels sont les conditions physiques de la pensée

mardi 12 juillet 2011

La stratégie nationale pour la Biodiversité

Aussi curieux que cela puisse paraître, la France s'est dotée d'une stratégie nationale de la Biodiversité.

Ce n'est pas notre premier coup d'essai, elle succède à une première tentative.


lundi 20 juin 2011

Naturel ou artificiel ?

Quoi de moins naturel qu'un lac artificiel ?

Un fond de vallée a été inondé. Des terres ont été émergées.

Le motif ? Plusieurs peuvent être invoqués :
- l'agriculture et les besoins liés à l'irrigation ;
- la gestion de l'écoulement des eaux et la préventions des crues.

D'autres activités sont intéressées : la pêche bien sûr, l'ornithologie qui à elle seule justifierait la création de tous les lacs, mais également le loisir familial avec l'inévitable couple table de pic-nic et poubelles débordantes ainsi que l'entretien physique des citadins devenus neo-ruraux avec les traditionnels "parcours de santé" parsemés d'équipements aussi curieux que des rondins de bois à enjamber, contourner, qui servent à faire des tractions , ou tout simplement à jouer à l'équilibriste. On y fera aussi du poney pour les petits, du cheval en amoureux pour les plus grands, et pourquoi pas une buvette pour tonton Jules.

Un lac artificiel c'est avant tout une digue. Prenons le temps de l'inspecter. Que voyons-nous ? Une végétation s'y est installée. De folles herbes - au fait vous en connaissez qui soient raisonnées ? - croissent des deux côtés de la digue, des fleurs dont les célèbres Orchidées. Les Serapias en particulier s'y plaisent, faisant au passage le bonheur des Orchidophiles.

Autour de vous des mouches tournent et des grillons chantent. L'impression de nature y est forte.

L'acceptation sociale de la transformation de paysage dans ce cas précis est généralement grande, bien plus que lors de la construction d'une voie ferrée à grande vitesse, d'un tunnel ou d'une autoroute.

Certes moins que l'installation d'un supermarché de proximité accompagné de sa station service 24h/ 24.










jeudi 9 juin 2011

La culture du pin maritime dans les Landes

Abusivement appelées forêt, les parcelles cultivées de Pin maritime dans les landes de Gascogne constituent le paysage le plus marquant de ce territoire.

Lorsqu'on le traverse en voiture, à pied, à vélo ou à cheval... des sensations contraires nous saisissent.

Certains éléments nous font croire à la Nature : on entend bien ici et là des oiseaux, des insectes. Et là ne sont-ce point des fleurs sauvages ? On y trouve de la bruyère en abondance.

La fougère aigle envahit les espaces et nous barre le chemin. Non on n'est pas chez nous.

Pourtant levons le nez. Quel âge l'arbre qui est devant vous peut-il bien avoir ?
Sur une parcelle ils ont tous la même taille et la même corpulence. Ils ont tous le même âge. A côté, ils sont différents et semblables. Différents de là où je me trouve car d'un âge différent, mais identiques car eux aussi tous du même âge.

Nous sommes sur les parcelles cultivées de pin maritime.

Imagine-t-on que vivent ici des lutins ?

Déplaçons-nous un peu plus loin...

La vallée du Barétous


















La plus occidentale des trois vallées béarnaises. Le Vert s'y écoule.

Location:Arrete 64

lundi 30 mai 2011

À une ronce

Cela pourrait être n'importe quel chemin. Il se trouve que celui-ci se trouve non loin de l'Adour, sur la commune de Renung.

De beaux arbres créent une ombre profonde. Des Saules bien sûr, ils ont donné le nom à cette forêt riveraine du fleuve, les Saligues, que le naturaliste qualifie de ripisylve.
Nous sommes fin mai et sous le soleil de Gascogne, il fait bien chaud.

Il est proche de midi, mon ventre, bien que bien nourri en ce pays gourmand songe déjà à son prochain repas.

Soleil et ombre forment un paysage qui se dessine en clair-obscur, réveillant de vieux souvenirs d'enfance, lorsque je découvris cette façon de peindre.

C'était en classe, les rideaux sombres étaient tirés. Je m'étais tourné et mon regard c'était porté sur ma voisine. Un rayon de soleil illuminait sa belle chevelure blonde. Le contraste était saisissant.

Je compris instantanément la splendeur d'un clair-obscur et que ma vie n'aurait de sens qu'au contact des femmes.

Pour l'heure, je marche seul, sans témoin, sans personne, que mes pas qui résonnent... sur mon chemin, un cahier à la main, un appareil photo pendu autour du cou dans l'espoir de quelques observations naturalistes.

De part et d'autres du chemin, deux haies de broussailles. Les insectes bourdonnent autour de mes oreilles. Loin devant, un lapin surpris fait quelques bonds et s'enfuit sur ma droite.

Je m'arrête et j'observe. Dans ce monde agité on ne prend plus le temps de s'arrêter. Ce qui constitue un défaut qui peut passer inaperçu chez tout un chacun peut s'apparenter à une faute professionnelle chez le naturaliste. Arrêtons nous donc.

Les haies sont ici essentiellement constituées de ronces.
Leurs épines sont redoutables, et leurs fruits délicieux. Depuis mon enfance, et pour les avoir côtoyées de trop près, je garde un souvenir méfiant de ces plantes.

Si vous regardez bien, vous verrez qu'on a beau les tailler, il y a toujours une branche qui s'échappe et semble tendre vers vous des tentacules. Elles expriment notre peur de la nature plus forte que nous, celle qui recouvre, celle qui nous prive de la terre que nous croyons nôtre. Cette nature que l'on retrouve dans les contes avec des loups, des lutins, des sorcières et des enfants perdus. Ces arbres qui attrapent Blanche neige lors de sa fuite.

Nos ronces ressemblent à des roses mal fichues. Elles ont beaucoup d'étamines et peu de pétales. Leurs fleurs sont de surcroit petites, d'un rose clair tirant parfois vers le blanc.

Elles abritent en leur sein toutes sortes de vies, formulation désuète. Nous dirions aujourd'hui qu'elles abritent une grande biodiversité. Ne nous y trompons pas, dans ce domaine, elles sont de véritables héroïnes. Et le naturaliste véritable ne considérera pas perdre son temps à examiner des mouches voler autour des ronces.

Jean-Henri Fabre évoque ses observations dans ses souvenirs entomologiques et dénombre une trentaine d'espèces d'insectes habitant la ronce autour de son habitation.

A l'heure où les gouvernements décident de stratégies pour le maintient de la biodiversité, ces mal aimées pourrait regagner leurs lettres de noblesses. L'économiste pourra toujours calculer la valeur des services qu'elles nous rendent. Retenons en quelques uns.
Elles sont mellifères et se contentent de peu pour pousser. Par ailleurs, peut valorisées à ce jour, on n'y déverse ni engrais, ni pesticides. L'enfant y trouve la source de son goûter, la cueillette pour faire plaisir à leur mère. À celles qui doutent et protègent leurs enfants des méchantes griffures que les ronces peuvent provoquer je répondrais ceci : que serait une éducation qui de la vie ne vous confronte jamais à ses épines ?


Il va faire chaud !

Nous somme encore au mois de mai et pourtant... Déjà plusieurs jours où la température a dépassé les 30°C.

Nous avons chaud... Et on ne fait pas grand chose pour y remédier.
Ne me parlez pas de climatisation ni des vaporisateurs d'eau... Non je veux parler de ce qui peut réellement rafraichir un peu.

Commençons par l'ombre...

Les arbres nous en fournissent un peu. Certains toute l'année, d'autres seulement à la belle saison, ce qui peut être considéré comme un vrai atout.

Retrouvez quelques uns de ces arbres qui nous rendent tant service dans la série : "un été à l'ombre".




mercredi 25 mai 2011

La biodiversité

Ce mot est à la mode, certes moins à l'heure où ces lignes sont écrites qu'un certain volcan, ou une femme de chambre d'un hôtel de New-York.

Il s'agit d'un mot repris de l'anglais, lui même formé par la contraction de deux termes : "biological" et "diversity".

En français cela donne donc la diversité biologique.

La diversité biologique conceptualisée se décline en diversité des gènes, des espèces et des écosystèmes.

Ce site, plutôt accès sur la flore permet déjà de s'en faire une idée : beaucoup de plantes différentes poussent dans le pré, le champs, au bord de la rivière ou de la mare qui est derrière la maison.


La lagune du Gât mort














































































































Location:Louchats 33

lundi 23 mai 2011

Le coteau d'Auros

Un circuit pour les Orchidées.
































Location:Auros 33

Notre perception de la Nature

Notre vision de la Nature évolue. On trouve désormais des sites touristiques qui proposent des randonnées qualifiées de "pleine Nature" au milieu des vignes et des vergers...

Pour s'en convaincre, il suffit de taper le mot "Nature" dans la recherche d'images de Google, Bing ou tout autre outil équivalent.

Que voyons-nous ?

Des photographies, parfois très esthétiques. La plupart nous font rêver. Mais beaucoup montrent une présence humaine : ce sera un chemin, une maison, une cabane, etc.


vendredi 13 mai 2011

La gestion de la Nature

La Nature ne peut être gérée, le tenter, c'est la nier. La nature reste la partie non contrôlée par l'homme

Dans les réserves naturelles, il est interdit de faire du vélo, du cheval, de cueillir des fleurs, de pisser, de camper... Mais on peut généralement chasser selon autorisation.

Ouf !

Maison de la Nature

Qu'est-ce qu'une maison de la Nature ?

Il s'agit d'un lieu bâti dans lequel on évoque la Nature par l'intermédiaire d'expositions, ateliers, conférences et débats, etc. Autrement dit qui nous dit et nous fait regretter ce qu'il y avait avant la construction de la maison même.

Sorte de contradiction dans les termes, il faut reconnaître que les maisons de la Nature participent à la l'éducation à la Nature et que la plupart du temps les bâtiments existaient déjà et ont été reconvertis pour la bonne cause.



samedi 7 mai 2011

A lire en Mai

Les montagnes en fleurs - Voyage botanique dans le n°135 mai- juin de Pyrénées magazine