Quoi de moins naturel qu'un lac artificiel ?
Un fond de vallée a été inondé. Des terres ont été émergées.
Le motif ? Plusieurs peuvent être invoqués :
- l'agriculture et les besoins liés à l'irrigation ;
- la gestion de l'écoulement des eaux et la préventions des crues.
D'autres activités sont intéressées : la pêche bien sûr, l'ornithologie qui à elle seule justifierait la création de tous les lacs, mais également le loisir familial avec l'inévitable couple table de pic-nic et poubelles débordantes ainsi que l'entretien physique des citadins devenus neo-ruraux avec les traditionnels "parcours de santé" parsemés d'équipements aussi curieux que des rondins de bois à enjamber, contourner, qui servent à faire des tractions , ou tout simplement à jouer à l'équilibriste. On y fera aussi du poney pour les petits, du cheval en amoureux pour les plus grands, et pourquoi pas une buvette pour tonton Jules.
Un lac artificiel c'est avant tout une digue. Prenons le temps de l'inspecter. Que voyons-nous ? Une végétation s'y est installée. De folles herbes - au fait vous en connaissez qui soient raisonnées ? - croissent des deux côtés de la digue, des fleurs dont les célèbres Orchidées. Les Serapias en particulier s'y plaisent, faisant au passage le bonheur des Orchidophiles.
Autour de vous des mouches tournent et des grillons chantent. L'impression de nature y est forte.
L'acceptation sociale de la transformation de paysage dans ce cas précis est généralement grande, bien plus que lors de la construction d'une voie ferrée à grande vitesse, d'un tunnel ou d'une autoroute.
Certes moins que l'installation d'un supermarché de proximité accompagné de sa station service 24h/ 24.
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